Le binge-watching est-il mauvais pour la santé ? Ce que montre la recherche

Le binge-watching est-il mauvais pour la santé ? Ce que les études ont trouvé sur le sommeil, l’humeur, la mémoire et la position assise, et comment limiter les risques.

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9 min de lectureTraduit de la version originale en anglais
La grille des épisodes d’une saison sur fond rouge, presque tous déjà vus, avec une carte « À suivre », pour ce que dit la recherche sur le binge-watching

En bref

  • Le binge-watching n’est pas mauvais en soi, mais la façon de le pratiquer compte : les études associent les marathons fréquents ou difficiles à contrôler à un sommeil de moins bonne qualité, à plus de stress, d’anxiété et de solitude, tandis que les marathons planifiés sont associés à une bonne humeur et à de la satisfaction.
  • Presque toutes les données viennent d’enquêtes ponctuelles : elles montrent donc une association. Les personnes stressées, seules ou qui dorment mal enchaînent peut-être davantage les épisodes, plutôt que l’inverse.
  • Dans une enquête de 2017 auprès de 423 jeunes adultes, les adeptes du binge-watching avaient une probabilité 98 % plus élevée de mal dormir, et ce lien passait par un esprit encore occupé par l’histoire au moment du coucher.
  • La position assise est le risque physique le plus net : dans trois études de long terme portant sur 131 421 adultes, regarder la télévision 4 heures par jour ou plus était associé à un risque de caillots sanguins 35 % plus élevé que de la regarder moins de 2,5 heures.
  • Décider d’un nombre d’épisodes avant de commencer, laisser du temps entre le dernier épisode et le coucher, et se lever toutes les 30 minutes répondent aux problèmes que pointent les études.

Le binge-watching est-il mauvais pour la santé ? Pas en soi. Les études associent un binge-watching fréquent ou difficile à contrôler à un sommeil de moins bonne qualité, à plus de stress, d’anxiété et de solitude, et les longues heures passées assis aux caillots sanguins. Mais presque toutes ces recherches sont transversales, et les marathons planifiés semblent sans danger, voire bons pour le moral. Les conséquences du binge-watching dépendent davantage de la façon dont tu le pratiques que du fait de le pratiquer.

Voici les études qui fondent ces réponses, lues dans les articles scientifiques plutôt que dans les gros titres, dont des études de 2025 et un éditorial de 2026 signé par des chercheurs du domaine. Pour chacune, nous indiquons qui a été étudié, ce qui a été mesuré et ce que l’étude ne permet pas de montrer. Nous concevons Omniphile, une app pour suivre séries et films : la médecine n’est pas notre métier, et rien ici ne constitue un avis médical.

0,32

corrélation moyenne entre binge-watching et stress dans 16 études, le plus fort des cinq liens avec la santé mentaleAlimoradi et al., IJERPH, 2022

98 %

de probabilité en plus d’avoir un sommeil de mauvaise qualité chez les jeunes adultes adeptes du binge-watchingExelmans et Van den Bulck, Journal of Clinical Sleep Medicine, 2017

35 %

de risque de caillots sanguins en plus avec 4 heures de télévision par jour ou plus, par rapport à moins de 2,5 heuresKunutsor et al., European Journal of Preventive Cardiology, 2022

Les preuves que le binge-watching est mauvais pour la santé sont-elles solides ?

Les chercheurs ne s’accordent pas sur ce qui compte comme un marathon. Beaucoup le définissent comme le fait de regarder plusieurs épisodes consécutifs d’une même série d’une seule traite ; d’autres fixent un seuil, comme cinq heures de visionnage d’affilée. Certaines études mesurent la fréquence des marathons, tandis que d’autres mesurent le binge-watching « problématique », avec des questions sur l’envie irrépressible et la perte de contrôle, ce qui n’est pas la même chose que regarder simplement beaucoup.

La plupart des recherches reposent sur une seule enquête menée à un moment donné. En 2026, trois chercheurs qui étudient le sujet ont écrit que le domaine est « largement dominé par des enquêtes transversales »1. Une telle enquête peut constater que les personnes qui enchaînent le plus les épisodes déclarent aussi plus de stress, mais pas ce qui est venu en premier : les personnes stressées, seules ou qui dorment mal peuvent se tourner vers une série pour tenir le coup. Le même éditorial conclut que le binge-watching « n’est ni bon ni mauvais en soi », et que ses effets dépendent de la personne et de la situation1.

Le binge-watching est-il mauvais pour la santé mentale ?

La synthèse la plus large est une méta-analyse de 2022 portant sur 16 études et 8 077 participants de 18 à 68 ans, venus des États-Unis, des Pays-Bas, de Turquie, d’Inde et de sept autres pays. Les 16 études étaient transversales. Le binge-watching était associé aux cinq problèmes examinés par les auteurs, avec des corrélations moyennes de 0,32 pour le stress, 0,25 pour l’anxiété, 0,19 pour la solitude, 0,16 pour l’insomnie et 0,14 pour la dépression2. Les auteurs qualifient de faible le lien avec la dépression ; c’est le stress qui montrait le lien le plus fort.

Le lien avec la dépression appelle une réserve. Dans les études menées avant la pandémie de COVID-19, il était proche de zéro et non statistiquement significatif (0,05) ; il n’apparaissait clairement (0,28) que dans les trois études menées pendant la pandémie2. Une période où beaucoup de gens étaient isolés, anxieux et chez eux pourrait expliquer à la fois les marathons et l’humeur maussade.

Deux études de 2025 vont dans le même sens :

  • Des adultes en Turquie. Une enquête en ligne auprès de 894 adultes utilisant régulièrement des services de streaming, dont 70,8 % avaient entre 18 et 24 ans, a mesuré le binge-watching problématique à l’aide d’un questionnaire de 20 questions sur l’envie irrépressible et la dépendance. Des scores plus élevés allaient de pair avec plus de symptômes de dépression, d’anxiété et de stress (une corrélation de 0,46), plus d’anxiété dans les situations sociales (0,44) et plus de solitude (0,27)3. Les auteurs précisent qu’ils ne peuvent pas dire si le binge-watching mène à ces problèmes « ou l’inverse ».
  • Des enfants et des adolescents à Hong Kong. Une enquête menée dans des écoles auprès de 2 267 élèves du primaire et du secondaire a montré que 47,1 % d’entre eux avaient regardé des écrans pendant cinq heures d’affilée ou plus au moins une fois au cours du mois précédent. Ceux qui l’avaient fait déclaraient plus de dépression, d’anxiété, de stress et de solitude, et moins de confiance dans leur travail scolaire, chez les garçons comme chez les filles4. Il s’agissait d’un échantillon de commodité de dix écoles, et les auteurs énumèrent les limites de leur méthode, notamment l’absence de prise en compte de la santé mentale antérieure.

Le binge-watching a-t-il un effet sur le sommeil ?

L’étude la plus claire sur le sommeil a interrogé 423 adultes de 18 à 25 ans, recrutés sur Facebook par des chercheurs de la KU Leuven, en Belgique. Huit sur dix se décrivaient comme adeptes du binge-watching. Ceux-ci avaient une probabilité 98 % plus élevée d’avoir un sommeil de mauvaise qualité, et plus les participants enchaînaient souvent les épisodes, plus leur sommeil était mauvais, plus ils se sentaient fatigués et plus ils signalaient de symptômes d’insomnie. Regarder la télévision de façon ordinaire ne montrait pas un tel lien5.

Ce qui l’expliquait, c’était « l’activation cognitive pré-sommeil » : un esprit encore occupé par l’histoire au moment du coucher. Plus la série est prenante, plus il peut être difficile de décrocher, et c’est tout l’intérêt d’un cliffhanger. Les auteurs notent que leur enquête ne peut pas exclure l’inverse : des personnes qui dorment mal et remplissent leurs nuits d’épisodes5.

Dans l’étude menée à Hong Kong en 2025, le binge-watching allait de pair avec un sommeil de moins bonne qualité chez les garçons, mais pas chez les filles4.

Le binge-watching est-il mauvais pour le cerveau et la mémoire ?

Aucune étude que nous avons trouvée ne montre que le binge-watching nuit au cerveau, mais il pourrait modifier ce dont on se souvient. Dans une expérience menée en 2017 à l’université de Melbourne, 51 étudiants ont regardé les six épisodes de la série dramatique de la BBC The Game, soit d’une traite, soit à raison d’un par jour, soit à raison d’un par semaine6. Le groupe du marathon se souvenait bien de la série juste après, mais ses souvenirs s’estompaient plus vite : 140 jours plus tard, c’est sa mémoire qui avait le plus baissé. Ce groupe avait aussi moins apprécié la série7. C’était une petite étude, sur une seule série.

Une étude de 2025 a trouvé quelque chose qui ressemble à l’inverse. Les séries et les livres consommés lors de longues sessions étaient plus mémorables, et plus souvent des histoires que les gens continuaient d’imaginer longtemps après les avoir terminées8. Les deux études ne mesurent pas la même chose : le souvenir des détails de l’intrigue d’un côté, la place qu’une histoire garde dans l’esprit de l’autre. Les deux peuvent être vrais.

La durée totale de visionnage est une autre question. Dans une étude portant sur 3 590 adultes de plus de 50 ans en Angleterre, suivis pendant six ans, regarder la télévision plus de 3,5 heures par jour était associé à un déclin de la mémoire verbale qui augmentait avec le temps passé devant l’écran ; ce n’était pas le cas en dessous de ce seuil9. L’étude portait sur le temps quotidien passé devant la télévision, pas sur les marathons, et elle est observationnelle. Tu liras peut-être aussi que le binge-watching inonde le cerveau de dopamine. Aucune des études ci-dessus n’a mesuré la dopamine : c’est une idée plausible, pas un résultat.

Le binge-watching nuit-il à la santé d’autres façons ?

Le risque physique le mieux documenté, c’est de rester assis sans bouger pendant des heures. Une méta-analyse de 2022 a regroupé trois études de long terme portant sur 131 421 adultes de 40 ans et plus, suivis pendant 5,1 à 19,8 ans, période au cours de laquelle 964 d’entre eux ont développé un caillot sanguin dans une veine. Les personnes qui regardaient la télévision 4 heures par jour ou plus avaient un risque 35 % plus élevé que celles qui la regardaient moins de 2,5 heures, même en tenant compte de l’activité physique, de l’âge, du sexe et de l’indice de masse corporelle10.

Être actif le reste de la journée ne faisait pas disparaître ce lien, ce qui désigne les heures d’immobilité. Les chercheurs soulignent que les études observationnelles « ne prouvent pas que regarder longuement la télévision provoque des caillots sanguins », et que trois études, c’est peu. Leur conseil pour un marathon : se lever et s’étirer toutes les 30 minutes11.

Le binge-watching a-t-il parfois du bon ?

Oui, parfois. Une étude de 2025 a demandé à 180 personnes de se rappeler une session récente au cours de laquelle elles avaient regardé plusieurs épisodes d’affilée, qu’elle ait été planifiée ou qu’elle se soit faite toute seule. Les sessions planifiées étaient associées à une bonne humeur et à de la satisfaction ; les autres, à un conflit avec d’autres objectifs et à de la culpabilité. Les sessions non planifiées étaient davantage motivées par les cliffhangers et la curiosité, et moins par des raisons sociales ou l’envie d’apprendre quelque chose12.

Une autre étude de 2025 a suivi le visionnage réel des participants, en relevant ce qu’ils regardaient et en leur demandant comment ils se sentaient avant et après chaque session. Les sessions de binge-watching ne diminuaient ni la maîtrise de soi ni le bien-être par rapport aux sessions ordinaires13. Et dans l’étude de 2025 sur la mémorabilité citée plus haut, les histoires consommées lors de longues sessions restaient plus longtemps en tête, ce qui, selon les auteurs, pourrait aider à récupérer du stress quotidien8.

Ce que cela signifie pour toi

  • Décide avant d’appuyer sur lecture. Dans les recherches de 2025, ce qui distinguait un bon marathon d’un mauvais, c’était le fait qu’il ait été planifié ou non. Choisis d’abord un nombre d’épisodes, ou une heure de fin.
  • Désactive la lecture automatique si tu peux. Les chercheurs associent la lecture automatique et les cliffhangers aux marathons non planifiés1. Si ton service de streaming propose un réglage pour cela, le désactiver te rend le choix de lancer un autre épisode.
  • Laisse un battement avant d’aller te coucher. L’étude sur le sommeil attribuait le problème à un esprit agité au moment du coucher : termine en te laissant le temps de décompresser plutôt que juste après un cliffhanger5.
  • Lève-toi toutes les 30 minutes. Le lien avec les caillots sanguins désigne le fait de rester assis sans bouger pendant des heures, et les chercheurs conseillent de se lever et de s’étirer toutes les 30 minutes11.
  • Demande-toi pourquoi tu regardes. Enchaîner les épisodes pour fuir quelque chose, y perdre du sommeil ou culpabiliser après coup : ce sont les comportements que ces recherches associent aux problèmes. Si cela te parle, essayer de réduire en vaut la peine, et c’est à un médecin qu’il faut parler de l’humeur ou du sommeil.

Rien de tout cela n’est une raison de renoncer à un long week-end avec une bonne série. Pour une soirée film, notre guide du marathon de films d’Halloween montre comment minuter un programme avec des pauses prévues.

Voir combien tu regardes

On ne peut pas changer une habitude qu’on ne voit pas. Omniphile, notre app pour iPhone et iPad, suit les séries épisode par épisode, enregistre chaque visionnage avec sa date et transforme ton historique en statistiques, avec des graphiques et des cartes thermiques : une semaine de binge-watching y apparaît donc comme une semaine de binge-watching. L’app est gratuite, avec une formule Premium facultative, et elle importe un historique depuis Trakt, IMDb ou un export de TV Time. S’il te faut quelque chose sur Android ou sur le web, notre guide des meilleures applications pour suivre les séries présente les options. Un historique ne rendra pas le binge-watching plus sain, mais il te montre quand un marathon planifié est devenu une habitude.

Sources

  1. Wirz DS, Billieux J, Flayelle M (2026), « Towards a psychological approach to on-demand TV series streaming and binge-watching (editorial) », Acta Psychologica 266: 106979. https://doi.org/10.1016/j.actpsy.2026.106979 ↩ ↩2 ↩3

  2. Alimoradi Z, Jafari E, Potenza MN, Lin C-Y, Wu C-Y, Pakpour AH (2022), « Binge-Watching and Mental Health Problems: A Systematic Review and Meta-Analysis », International Journal of Environmental Research and Public Health 19(15): 9707. https://doi.org/10.3390/ijerph19159707 ↩ ↩2

  3. Özkent Y, Akdoğan Y (2025), « Relationships between problematic binge-watching behavior with psychological and social states », BMC Public Health 25: 2309. https://doi.org/10.1186/s12889-025-23422-8 ↩

  4. Tse N, Pang NS-N, Wang X, Li Y, Lo CK-M, Yang X (2025), « Binge-watching and gender-specific effects on academic, social, and mental well-being in children and adolescents », PLOS ONE 20(8): e0329655. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0329655 ↩ ↩2

  5. Exelmans L, Van den Bulck J (2017), « Binge Viewing, Sleep, and the Role of Pre-Sleep Arousal », Journal of Clinical Sleep Medicine 13(8): 1001–1008. https://doi.org/10.5664/jcsm.6704 ↩ ↩2 ↩3

  6. « Research finds binge-watching affects your long-term memory », SBS News, 2017, sur la conception de l’étude de l’université de Melbourne. https://www.sbs.com.au/news/article/research-finds-binge-watching-affects-your-long-term-memory/gjxj1qctd ↩

  7. Horvath JC, Horton AJ, Lodge JM, Hattie JAC (2017), « The impact of binge watching on memory and perceived comprehension », First Monday 22(9). https://doi.org/10.5210/fm.v22i9.7729 ↩

  8. Baldwin J, Ulusoy E, Durfee M, Busselle R, Ewoldsen DR (2025), « Watching one more episode and reading one more chapter: What entertainment contexts lead to retrospective imaginative involvement? », Acta Psychologica 257: 105101. https://doi.org/10.1016/j.actpsy.2025.105101 ↩ ↩2

  9. Fancourt D, Steptoe A (2019), « Television viewing and cognitive decline in older age: findings from the English Longitudinal Study of Ageing », Scientific Reports 9: 2851. https://doi.org/10.1038/s41598-019-39354-4 ↩

  10. Kunutsor SK, Dey RS, Laukkanen JA (2022), « Television viewing and venous thrombo-embolism: a systematic review and meta-analysis », European Journal of Preventive Cardiology 29: 239–242. https://doi.org/10.1093/eurjpc/zwab220 ↩

  11. University of Bristol, « TV watching linked with potentially fatal blood clots », communiqué de presse, janvier 2022. https://www.bristol.ac.uk/news/2022/january/tv-and-clots.html ↩ ↩2

  12. Ulusoy E, Wirz DS, Eden A, Ellithorpe ME (2025), « Boundaries on a binge: Explicating the role of intentionality in binge-watching motivations and problematic outcomes », Acta Psychologica 252: 104666. https://doi.org/10.1016/j.actpsy.2024.104666 ↩

  13. Möri M, Fahr A (2025), « Restorative or detrimental? The complex relationship between binge-watching, self-control, and well-being », Acta Psychologica 259: 105370. https://doi.org/10.1016/j.actpsy.2025.105370 ↩

Questions fréquentes

Le binge-watching est-il mauvais pour le cerveau ?
Aucune étude que nous avons trouvée ne montre qu’il abîme le cerveau. Une petite expérience de 2017 a montré que les personnes ayant regardé une série entière d’une traite l’oubliaient plus vite que celles qui la regardaient chaque semaine, et une étude menée en Angleterre auprès de personnes âgées a associé plus de 3,5 heures de télévision par jour à un déclin de la mémoire verbale sur six ans, mais ces deux études ont leurs limites.
Le binge-watching provoque-t-il la dépression ?
Aucune étude ne l’a démontré. Les enquêtes trouvent un lien faible entre binge-watching et dépression, qui n’était significatif que dans les études menées pendant la pandémie de COVID-19, et elles ne peuvent pas dire si c’est le binge-watching qui dégrade l’humeur ou une humeur maussade qui pousse à enchaîner les épisodes.
À partir de combien d’épisodes parle-t-on de binge-watching ?
Il n’existe pas de définition unique. Beaucoup de chercheurs le décrivent comme le fait de regarder plusieurs épisodes consécutifs d’une même série d’une seule traite, et certains fixent plutôt un seuil de durée, comme une étude menée à Hong Kong en 2025 qui comptait cinq heures de visionnage d’affilée ou plus.
Le binge-watching nuit-il au sommeil ?
Cela peut arriver. Dans une enquête de 2017 auprès de 423 adultes de 18 à 25 ans, les personnes qui pratiquaient le plus souvent le binge-watching faisaient état d’un sommeil de moins bonne qualité, de plus de fatigue et de plus de symptômes d’insomnie, alors que regarder la télévision de façon ordinaire ne montrait pas un tel lien. Les auteurs l’expliquent par une activation mentale avant le sommeil.
Vaut-il mieux regarder un épisode par semaine ?
Pour se souvenir d’une série, peut-être. Dans une petite expérience de 2017, des étudiants qui avaient regardé six épisodes d’une traite s’en souvenaient bien au début, mais 140 jours plus tard, c’étaient eux qui en avaient oublié le plus, et ils avaient moins apprécié la série que ceux qui la regardaient chaque jour ou chaque semaine.
À quelle fréquence faire une pause pendant un marathon de séries ?
Toutes les 30 minutes environ. L’auteur d’une analyse de 2022 associant 4 heures de télévision par jour ou plus aux caillots sanguins conseillait de se lever et de s’étirer toutes les 30 minutes, car le risque vient du fait de rester longtemps assis sans bouger.

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